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Je souhaite devenir exposant à la Paris Healthcare Week

Evénement professionnel majeur de tout l’écosystème de santé, la Paris Healthcare Week vous propose 3 jours d’interactions entre les acteurs des secteurs sanitaires et médico-social.

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Paris Healthcare Week – 29 – 31 mai 2018 – Porte de Versailles – Pavillons 7.2 / 7.3

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Stand J60 – Service de santé des armées

Stand J60 – Service de santé des armées

par Emmanuel Foa, le 03-05-2017

Sur son stand, le Service de santé des armées présentera lors de la Paris Healthcare Week une animation sur l’entrainement au sauvetage au combat.

Le sauvetage au combat

Lors d’une blessure au combat, la survie se joue dans les dix premières minutes. Chaque soldat est donc formé aux gestes de premiers secours, appelés, dans l’armée, sauvetage au combat. Ce sauvetage au combat a été mis au point par le service de santé des armées et il est enseigné au sein des armées sous sa direction. En réponse aux attaques terroristes, ces principes sont aujourd’hui aussi enseignés dans le monde civil.

Le sauvetage au combat de 1er niveau (SC1) fait partie de la formation initiale de chaque soldat. Sa pratique est adaptée aux spécificités propres au milieu militaire et aux blessures les plus fréquemment rencontrées dans les conflits. Les soldats apprennent à effectuer les gestes de base (pose d’un garrot et autres formes d’hémostase externe, mise en posture d’attente en fonction de la blessure, réalisation d’un pansement pour blessure ouverte du thorax et antalgie), sous le feu et en sécurisant la zone où se trouve le ou les blessés.

À cette formation SC1, s’ajoute le port par chaque soldat d’une trousse individuelle contenant un garrot tourniquet, des pansements, une syrette de morphine, un kit de perfusion et une poche de soluté.

Le deuxième niveau du sauvetage au combat (SC2) est réalisé par le premier intervenant para-médicalisé, l’auxiliaire sanitaire, combattant intégré à la section. Une formation intensive lui permet d’effectuer par délégation certains actes techniques : pose de points de suture, perfusion par voie veineuse périphérique ou intra-osseuse, prise en charge d’une détresse respiratoire, administration de morphine et antibiotiques… Enfin, il peut, en attente du médecin, débuter un premier triage au niveau du nid de blessés.

Le SC 3 est accessible uniquement aux médecins et infirmiers. Leader de l’équipe rassemblant les SC1 et SC2 au niveau du poste médical, le médecin réévalue l’état des blessés et contrôle les gestes techniques. Il conclut la médicalisation en catégorisant les blessés pour l’évacuation.

Par sa longue expérience des théâtres d’opération, le SSA maîtrise des savoir-faire et savoir-être spécifiques à la prise en charge d’un afflux massif de blessés par armes de guerre, utilisables sur le territoire national dans le 1er secours en situation de crise.

Après les attentats du 13 novembre 2015, l’école du Val-de-Grâce a organisé des formations au profit  des services civils de secours d’urgence, tel que le SAMU de Paris. Ces stages de « Mise en condition de survie de victimes d’attentat par arme de guerre » enseignent aux équipes médicales civiles (médecins, infirmiers et formateurs) les techniques de « damage control » appliquées habituellement en opération extérieure.

Le service de santé des armées est  aussi régulièrement sollicité par les armées étrangères pour enseigner les principes du sauvetage au combat.

 

 

BARKHANE

BARKHANE

Du 21 au 25 mai 2012 s’est déroulé un exercice « MEDICHOS » à Chamonix. Le but de cet exercice était de mettre en situation d’effort et en état de stress des médecins et des infirmiers militaires : dit de l’avant. Ils devaient garder leur facultés d’analyses et de diagnostics dans une zone hostile.

Crédits photos ECPAD, DICOD et SSA

 

3D-SC1 : Le serious game de sauvetage au combat

Le 3D-SC1 est un outil de simulation virtuelle en 3D permettant aux personnels soignants du Service de santé des armées de se former et de s’entrainer au sauvetage au combat de premier niveau. En complément de la formation pratique, ce serious game plonge le participant pendant 15 à 20 minutes dans un environnement virtuel 3D en temps réel.

Simulation d’attaque, mort d’un soldat, prise en chargé d’un blessé grave et d’un blesser léger, les participants sont confrontés à des situations retrouvées en théâtres de guerre.

Toutes les phases de l’intervention sont simulées : situation tactique, prise en charge, triage des blessés, gestes de secours sont simulées et évaluées.  Une expérience unique pour le participant qui s’entraine, se forme et de se perfectionne en temps réel à la gestion des blessés au combat.

Cet espace virtuel est le fruit d’une collaboration entre le Service de santé des armées et  Medusims une start-up leader dans le domaine de la production de  serious game médicaux. Conçu avec  l’appui de la Mission innovation participative de la Direction générale de l’armement (DGA),  il a été créé et supervisé par des réanimateurs de l’hôpital d’instruction des armées de Percy.

La prochaine diffusion de 3D-SC1 à toutes les unités opérationnelles, complétée dans les prochains mois par la déclinaison de ce serious game pour le SC2 et le SC3,  constituera à terme une base moderne et efficace de l’entrainement par simulation au sauvetage au combat.

serious game

serious game

Crédits photos ECPAD, DICOD et SSA

 

Le Plyo

Le plasma lyophilisé est un plasma produit par le Centre de transfusion sanguine des armées (CTSA) sous forme de poudre et conditionné en flacon de verre. Il permet d’assurer un ravitaillement en plasma sous une configuration compatible avec les contraintes opérationnelles.

Un flacon de plasma lyophilisé est équivalent à une unité de plasma thérapeutique congelé, mais il présente sur ce dernier de nombreux avantages :

– il se reconstitue en moins de 6 minutes et peut donc être administré plus rapidement qu’un plasma congelé qui nécessite une décongélation de 30 minutes ;

– sa température de conservation entre +2 et +25° C (au lieu de –30 °C pour un plasma thérapeutique « classique ») et sa péremption de deux ans (au lieu de 1 an) permet d’organiser plus facilement son transport et son stockage dans les différents sites où il peut être envoyé ;

– la sélection des groupes sanguins des PFC viro-atténués entrant dans la constitution du mélange avant lyophilisation permet d’obtenir un plasma compatible quel que soit le groupe sanguin A B O du receveur, ce qui est un atout majeur lorsqu’on est dans l’urgence.

Le plasma lyophilisé est un produit validé et autorisé par l’ANSM qui a notamment vérifié que les processus de production permettaient d’obtenir :

  • un taux d’humidité résiduel inférieur à 2 % pour une conservation optimale du produit ;
  • un taux final de facteur VIII supérieur ou égale à 0,5 UI/ml ;
  • un taux d’Amotosalen ® résiduel inférieur à 2 μmol/l.

Actuellement, dans le monde, le seul autre fabricant « reconnu » de plasma lyophilisé est la Croix-Rouge allemande. Mais, le plasma lyophilisé de cette dernière est fabriqué à partir de plasma unitaire sécurisé par quarantaine, sans phase d’inactivation virale. D’autre part, il comporte un groupe sanguin, avec des règles de délivrance restrictives respectant les compatibilités ABO.

Historique du plasma lyophilisé

Durant la seconde guerre mondiale, le médecin général Jean Julliard, chargé d’approvisionner en sang les unités de la campagne d’Italie, utilise du plasma cryodesséché produit par les américains. A la fin de la guerre, il décide de produire ce type de plasma avec le docteur François Hénaff, un vétérinaire spécialiste des traitements à froid. En effet, le plasma lyophilisé est un plasma congelé puis réchauffé sous vide pour obtenir une cryodessication : sublimation de la glace qui passe de l’état solide à l’état vapeur, sans passer par l’étape liquide. Ainsi l’eau est éliminée sans altérer le produit qui peut être reconstitué ultérieurement par addition d’eau. Il leur faudra 4 ans, de 1945 à 1949, pour aboutir. En 1949, la première production de plasma cryodesséché (PC) est lancée par le Service central de transfusion-réanimation de l’armée (SCTRA) qui devient le premier centre producteur européen.

De 1987 à 1994, la production de PC est arrêtée pour éviter le risque de transmission du virus HIV du Sida par des Produits sanguins labiles (PSL) poolés.

En 1991, la production de PC sécurisé (PCS) unitaire est autorisée pour soutenir les troupes françaises engagées dans la guerre du golfe.

En 1994, l’Agence Française du Sang autorise la production de PCS à partir de pools inférieurs à 11 donneurs.

Depuis 2003, le PCS est déleucocyté (PCSD).

En 2011, le CTSA a fait valider par l’AFSSaPS la production de plasma lyophilisé à partir du plasma traité par Amotosalen ®, ce qui permet la distribution de plasma lyophilisé, viroatténué, déleucocyté.

En 2012, le produit prend la dénomination de plasma lyophilisé avec l’acronyme PLYO pour éviter une confusion avec le PFCSD (Plasma frais congelé solvant détergent). Sa dénomination pour les anglo-saxons est FLYP pour French LYophilised Plasma.

Fin 2012, le PLYO peut être distribué sous 2 conditionnements : en boite carton et en sac pour un usage opérationnel.

Plaquette-FRENCH_2015_PLYO_CTSA

 

Crédits photos ECPAD, DICOD et SSA