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Paris Healthcare Week – 16 – 18 mai 2017 – Porte de Versailles – Pavillon 1

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Salon HIT – Paris Healthcare Week : dix ans d’innovations

Salon HIT – Paris Healthcare Week : dix ans d’innovations

par Emmanuel Foa, le 18-04-2017

Créé il y a tout juste dix ans, le Salon HIT (Health information technologies), intégré depuis à la Paris Healthcare Week, a accompagné l’essor des technologies de l’information et de la communication en santé.

Des outils qui ne cessent d’évoluer au service des professionnels du secteur et des patients.

« En créant ce salon, nous avons fait le pari de l’audace », avait soutenu Claude Evin, alors Président de la Fédération hospitalière de France (FHF), dans son discours introductif du premier Salon HIT, le 23 mai 2007.

Pensé et porté par Pierre Lesteven, conseiller en stratégie de la Fédération hospitalière de France (FHF), cet événement était, à l’époque, porteur d’espoir, notamment parce que désiré par les acteurs du secteur, que ce soit la FHF, le Lessis (Les entreprises des systèmes d’information sanitaires et sociaux), les professions libérales et des usagers du Ciss (Collectif interassociatif sur la santé).

Le Salon HIT de 2007 était alors vu comme le « point de départ » car « jamais le monde hospitalier n’a été confronté a autant de défis auxquels on ne peut imaginer apporter de solutions efficientes sans un Système d’information (SI) cohérent et audacieux », avait expliqué Claude Evin dans le même discours.

Ce premier congrès avait pour objectif de « mettre en évidence une meilleure prise en compte des SI dans le champ sanitaire et médico-social, voire de repenser les organisations en santé à travers ce levier », précise le Dr Arnaud Hansske, Directeur de l’information médicale et Directeur des SI et de l’organisation au sein du Groupement des hôpitaux de l’Institut Catholique de Lille.

Car, déjà en 2007, les acteurs du secteur se plaignaient d’une « vision réductrice des SI, avec un Dossier médical personnel (DMP) à la peine ».

Autre constat : des écarts importants dans les investissements dédiés aux SI par rapport aux autres pays. D’où cette volonté de mobiliser les esprits.

 

Un bond significatif

En 2007, 70 exposants dédiés aux Informations technologiques (IT) étaient présents au Salon.

En 2017, ils sont 280. En dix ans, l’évolution du secteur a en effet été considérable. Lors de la première édition, la réflexion portait sur les réseaux de soins, les risques, le DMP ou encore la mutualisation des SI entre hôpitaux alors mauvais communicants.

« L’idée d’un Groupement de coopération sanitaire regroupant des systèmes entre les établissements de soins ou de partenariats publics-privés dédiés à la performance se faisait jour », indique le Dr Hansske.

En 2008, les grands axes tournaient davantage autour de la sécurité, de la tarification à l’activité et de la place des départements d’information médicale.

Mais c’est en 2009 qu’apparut l’acronyme TIC ainsi que les notions de qualité des soins mais aussi de partage d’informations au service de la performance et de la gérontologie à distance. La loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) de 2010 « a relancé les nouvelles organisations et coopérations ainsi que la télémédecine avec l’arrivée de structures comme le Catel », rappelle Arnaud Hansske.

Les années se succédèrent avec une cascade d’innovations en matière de télémédecine, de communication ville-hôpital, de plates-formes de services, d’outils décisionnels.

Surtout, l’arrivée de nouveaux services, qui ont changé la nature de l’informatique, ont favorisé l’essor de l’aide aux soins et au diagnostic avec notamment la gestion à distance du traitement des AVC sous télécontrôle.

« Depuis la mobilité, la m-santé, le cloud, la sécurité, la dématérialisation ou encore la robotisation au bloc opératoire ont profondément restructuré nos environnements et nos façons d’appréhender les TIC en santé », analyse le Dr Hansske.

 

Enjeux à venir

Le développement de tous ces outils a lieu parallèlement au vieillissement de la population et à l’explosion des maladies chroniques. Dès lors, l’accès à l’information s’impose comme un enjeu déterminant de l’évolution du système de soins. Un patient-usager mieux informé sur sa pathologie devient en effet plus autonome et acteur de sa propre santé. D’ailleurs, le nombre d’applications santé et d’objets connectés a également été démultiplié.

Aujourd’hui, l’enjeu est en particulier la finalisation du plan Hôpital numérique concernant la transformation des hôpitaux par les TIC.

Autres enjeux : « la mobilité, la coordination des parcours, les plates-formes mutualisées et, très important, la sécurité ainsi que la continuité d’activités car ces nouveaux territoires sont remplis de pièges et de dangers », estime le Dr Hansske.

Quant aux tendances à venir, outre l’intelligence artificielle, le deep learning et le machine learning (apprentissage automatique), il s’agit d’oser « passer d’organisations qui ont juste dématérialisé leur organisation papier à la santé numérique avec de nouvelles organisations plus fluides, plus rapides et plus transparentes au service de patients de plus en plus acteurs », conclut le Dr Hansske.

 

L’archivage et les possibilités offertes par les TIC  

Si encore très peu d’établissements hospitaliers sont passés au zéro papier et à l’archivage électronique complet, notamment pour des questions de complexité, la démarche est en route.

Il existe, à ce jour, deux grands types de dématérialisation. Tout d’abord un volet administratif pour tout ce qui concerne la chaîne de facturation, la réduction des délais de paiement, de remboursement ou la recherche d’économie.

Un grand nombre d’établissements se sont d’ailleurs engagés dans cette voie. L’autre volet a trait à l’archivage médical, c’est-à-dire au dossier du patient : résultats d’examens, radiographies, imagerie médicale, correspondances entre professionnels de santé etc.

Dans ce domaine, les avancées des établissements sont un peu plus lentes. Pour les centres hospitaliers, le zéro papier est complexe pour des raisons de coût et de complexité des projets.
Le frein culturel et générationnel à la dématérialisation peut également jouer.

Néanmoins, il existe différents moyens pour l’assurer : le cloud, l’hébergement des données ou encore, le système d’archivage électronique.

Concernant l’archivage des comptes-rendus, du dossier radiologique et du dossier médical d’hospitalisation, certains points ont été clarifiés et quelques réponses ont été apportées aux établissements hospitaliers publics ou privés avec la parution du décret du 4 janvier 2006 relatif à l’hébergement des données médicales.

Il précise que la durée d’archivage des données médicales est de vingt ans après le dernier contact de l’établissement hospitalier avec le patient et que les informations concernant la santé des patients sont soit conservées au sein de l’établissement de santé qui les a constituées, soit déposées auprès d’un hébergeur agréé.

« Les nouveaux textes et décrets [5° du I de l’article 204 de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 et ordonnance n° 2017-29 du 12 janvier 2017 relative aux conditions de reconnaissance de la force probante des documents comportant des données de santé à caractère personnel créés ou reproduits sous forme numérique et de destruction des documents conservés sous une autre forme que numérique, N.D.L.R.) permettent une accélération de la dématérialisation dont les coûts ont aussi baissé, rendant ces principes accessibles », souligne le Dr Arnaud Hansske.

Les freins à ces nouveaux projets disparaissent donc les uns après les autres. Cette démarche doit cependant être pensée en termes d’efficacité, d’utilité et de performance économique en lien avec les nouveaux services à apporter en cohérence avec les projets médicaux.