2123

Mai

2019

Paris Expo
Porte de Versailles
Hall 7.2/7.3

3 jours dédiés aux acteurs de la Santé

GHT : les lignes bougent !


La machine GHT est lancée et bien lancée. Trois ans après leur création, dans un temps record au regard de l’ampleur de l’enjeu, les lignes sont en train de bouger. Avec, comme fil rouge, une mise en commun et un partage des compétences au service du patient. Bien sûr, beaucoup de choses restent à faire.

Concernant les filières de soins et les projets médicaux, un certain nombre de projets ont été lancés et/ou sont en passe de l’être. Le plus souvent en s’inscrivant dans la continuité de ce qui avait été initié précédemment. « Certains établissements ont inventé de nouvelles manières de travailler ensemble mais la majorité sont essentiellement dans la continuité de coopérations qui préexistaient aux GHT et sur lesquelles les gens réfléchissaient déjà auparavant », confirme Alexandre Mokede, chargé de piloter la mission d’appui au déploiement des GHT au sein de la Fédération hospitalière de France (FHF). À chaque fois, le leitmotiv est le même : se focaliser sur les problématiques d’accès aux soins et d’accès à la ressource médicale sur l’ensemble du territoire du GHT.

Des filières de soins autour de spécialités ou de pathologies

Comment ? En mettant en place des filières de soins autour de spécialités médicales ou de pathologies. Autre piste : la constitution d’équipes médicales de territoire afin de partager les compétences médicales entre plusieurs établissements. Et, du même coup, d’assurer une présence médicale dans des endroits où il n’y en avait plus. Pareille mutualisation des effectifs entre les établissements se décline également sous la forme de consultations avancées, lesquelles consistent à envoyer dans un centre hospitalier périphérique des spécialistes d’un centre hospitalier plus important. Ce modus operandi évite des déplacements aux patients ainsi que des pertes de temps et des ruptures dans les parcours de soins.

Pour ce qui est plateaux techniques, « là, on ne parle pas encore de restructuration », admet Alexandre Mokede. Il faut dire que ce « gros morceau » ne se réglera que sur une échelle de temps plus longue. Ce qui n’empêche pas, par ailleurs, la mutualisation de chirurgiens, mais aussi, dans un autre registre, de laboratoires de biologie médicale hospitaliers. Enfin, en matière d’imagerie, les différents acteurs œuvrent à l’instauration de Plateaux d’imageries mutualisés (PIM), lesquels sont en cours de déploiement.

Partir de la réalité du terrain et éviter le mimétisme

Des initiatives qui forgent un bilan d’étape prometteur. « Dans l’ensemble, les choses avancent plutôt bien. Nous sommes dans les temps et la mobilisation des équipes est réelle », se félicite Alexandre Mokede. Il serait au demeurant difficile de vouloir aller plus vite : « Il faut laisser du temps à l’application des projets médicaux partagés, lesquels ont été finalisés seulement en 2017. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une révolution majeure opérée dans un délai finalement très court. Le dispositif des GHT n’a en effet même pas trois ans d’existence. »

Reste que le volontarisme des acteurs de terrain est la clé du succès. Il s’agit en outre de partir, à chaque fois, de la réalité du terrain et d’éviter le mimétisme pur et simple avec ce qui a été fait ailleurs. « Il est nécessaire que chacun trouve un intérêt à agir. Les GHT sont source d’une meilleure coordination entre les établissements dans un territoire, d’une filiarisation d’un certain nombre de prises en charge et d’une amélioration des parcours de soins, insiste Alexandre Mokede. À chacun de trouver la stratégie qui correspond à ses besoins, en ne cherchant pas à plaquer un modèle uniforme. Il convient de s’appuyer sur des dynamiques territoriales et d’équipes qui se constituent localement. »

Le résultat combiné de l’obligation d’agir et de l’envie de coopérer

Une méthode qui a été celle du GHT de Grenoble afin de porter un projet pharmaceutique partagé et devenu progressivement effectif à partir du 1er janvier 2018. Il s’articule autour de six orientations principales : la mutualisation des achats ; la continuité de l’activité pharmaceutique qui implique de déterminer comment l’on remplace les pharmaciens sur les différents sites ; le déploiement des activités de pharmacie clinique au sein des différents secteurs ; l’automatisation de la délivrance et de la préparation des médicaments avec un projet d’automate nominatif ; les activités de pharmacotechnie, autrement dit, les préparations (la plate-forme du CHU de Grenoble assure, par exemple, la préparation des chimiothérapies pour les autres établissements) ; enfin, la stérilisation à l’heure où le CHU de Grenoble a ouvert une nouvelle unité de stérilisation centrale qui a la capacité d’assurer cet impératif pour les autres membres du GHT qui ont une activité chirurgicale. Ce projet, piloté par Patrick Bedouch, pharmacien et chef de pôle au CHU de Grenoble, est le fruit d’une obligation d’agir alliée à une envie de coopérer, les acteurs de ce projet se connaissant depuis longtemps.

 

Si ce gigantesque chantier mené sur tout le territoire français est bien parti, il reste beaucoup à faire. Tous les acteurs œuvrant dans et autour de l’hôpital sont mobilisés. Ils seront présents au prochain Salon International Santé et Innovation de la Fédération hospitalière de France rassemblant HopitalExpo, GerontHandicapExpo et Salon HIT (Paris Healthcare Week)  qui se tiendra du 21 au 23 mai 2019.

 

> Réservez votre badge visiteur gratuit pour les salonsen cliquant ici

 

Retrouvez-nous aussi sur :

Orientation non prise en charge

Pour une meilleure expérience,
veuillez tourner votre appareil en mode portrait.