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Un événement

Quand la HAD apporte son concours au virage ambulatoire


Quand la HAD apporte son concours au virage ambulatoire

 

L’Hospitalisation à domicile (HAD) a-t-elle vocation à concourir structurellement à l’essor de l’ambulatoire ? Oui, même si cela semble être, à ce jour, pour des situations très ciblées. Éléments de réponse.

 

Le fameux virage ambulatoire, appelé de leurs vœux par les pouvoirs publics depuis plusieurs années, a été réaffirmé comme l’un des objectifs de la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Dans ce contexte, l’Hospitalisation à domicile (HAD) pourrait apparaître, de prime à bord, comme un dispositif d’accompagnement tout indiqué de ce mouvement de fond de l’activité de l’hôpital afin de réduire encore le nombre de patients restant à l’hôpital pour une ou plusieurs nuits.

 

Un dispositif encore jeune

Pour les partisans d’une telle configuration, la HAD est un moyen approprié d’étendre le périmètre des interventions chirurgicales pratiquées en ambulatoire.

En outre, la prise en charge des patients s’avèrerait, au final, moins coûteuse qu’une l’hospitalisation complète pour les interventions non soumises au tarif unique. Enfin, un tel recours à la HAD répondrait aux besoins réels et croissants d’accompagnement des patients à la sortie de l’hôpital et présenterait, pour les prescripteurs hospitaliers, l’avantage d’une réponse organisée, de qualité́ et sécurisante.

Mais ce n’est pas si simple. La HAD reste un dispositif jeune dans le paysage de l’offre de soins et doit encore se faire sa place entre l’hospitalisation complète et les soins de ville. Ce qui ne va pas sans ajustement des différents acteurs, et disons-le, quelques frictions.

 

Réservée aux prises en charge coordonnées de soins complexes

Dans leur rapport commun sur « les perspectives du développement de la chirurgie ambulatoire en France », publié en janvier 2015, l’Inspection générale des Finances (IGF) et l’Inspection générale des Affaires sociales (Igas) ont posé des bases équilibrées en proposant de « réserver le recours à l’Hospitalisation à domicile (HAD) en aval de la chirurgie ambulatoire aux patients dont l’état de santé nécessite impérativement une prise en charge coordonnée de soins complexes (essentiellement en cas de soins palliatifs, de chimiothérapie et de pansements complexes, N.D.L.R.) ».

Les deux Inspections ne ferment toutefois pas la porte à une extension progressive de la HAD dans la mesure où elles suggèrent « d’expérimenter en parallèle, dans le cadre d’appels à projets, de nouveaux services plus légers d’intervention à domicile, n’ayant pas le caractère d’hospitalisation, dont les services de HAD pourraient se porter promoteurs ».

 

Un rôle de sas

Une double préconisation qui convient à la Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile (Fnehad), convaincue que « le recours à la HAD, après chirurgie ambulatoire, doit rester exceptionnel ». En somme, « la HAD doit jouer un rôle de sas dans la mise en place de nouvelles techniques chirurgicales susceptibles de réduire les durées des séjours chirurgicaux avec hébergement ».

Ce qui est, par exemple, le cas du dispositif lancé, en juin 2016, par la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) et intitulé « HAD sortie précoce de chirurgie ».

Il s’adresse à des établissements MCO et HAD souhaitant mettre en place une coopération pour développer une nouvelle organisation, constitutive d’un segment de parcours MCO/HAD. Concrètement, l’objectif est de raccourcir la durée de séjour du patient en hospitalisation conventionnelle en le transférant en HAD assez rapidement après l’acte chirurgical. Ce dispositif porte sur quelques gestes ciblés dans trois spécialités : chirurgie gynécologique, chirurgie digestive, chirurgie orthopédique.

Il ne concerne que des actes qui ne sont pas encore pratiqués en ambulatoire pure (c’est-à-dire sans aucune nuit à l’hôpital) et s’adresse à des patients et pathologies non éligibles au Programme d’accompagnement du retour à domicile (Prado).

 

Un lieu de développement des solutions mobiles

 Ces précautions n’empêchent pas les acteurs de la HAD de s’installer durablement dans le paysage de l’offre de soins. Par-delà de la question de son positionnent dans la prise en charge des patients, la HAD offre, par nature, un terrain idéal au développement de solutions d’hospitalisation mobiles. Lesquelles seront, bien entendu, à découvrir dans le cadre des salons de la Paris Healthcare Week, en mai prochain.

 

 

 

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