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Mai

2020

Paris Expo
Porte de Versailles
Hall 1

3 jours dédiés aux acteurs de la Santé

Labos et industriels au cœur de la transformation du système de santé


Les industriels ne se contentent plus, aujourd’hui, de fournir des outils informatiques, des dispositifs médicaux ou des médicaments aux établissements de santé. Ils mettent également leur propre expertise à disposition pour les accompagner dans la transformation de leur organisation en partant de la transformation du système de santé.

L’innovation technologique précède l’innovation organisationnelle au sein des établissements de soins et, plus largement, du système de santé. À titre d’exemple, comme le rappelle l’étude « Quelle prise en charge des cancers en 2020 ? » réalisée par UNICANCER1, « avec les traitements par voie orale et les chimiothérapies en hospitalisation à domicile, il sera de plus en plus possible pour le patient de soigner son cancer chez lui ». Et, « d’ici à 2020 : la proportion de traitements médicamenteux par voie orale pourrait passer des 25 % actuels à 50 % ». Par ailleurs, « les chimiothérapies intraveineuses pourraient diminuer de 25 % » tandis que « 14 % des chimiothérapies pourraient se faire en hospitalisation à domicile ».

Dans le même ordre d’idées, « l’introduction, en 2003, des anti-TNF alpha, issus de la biothérapie, ont rendu possible la prise en charge, en ambulatoire, des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques, graves et invalidantes comme la polyarthrite rhumatoïde et la spondylarthrite ankylosante », assure Éric Baseilhac, Directeur des Affaires économiques et internationales au sein du Leem. Et de préciser, toutefois, que « la France a su moins que l’Allemagne fermer des lits de rhumatologie ». Il prédit d’ailleurs que « l’innovation dans le secteur pharmaceutique, extrêmement dynamique, aura un impact très structurant au sein des établissements de soins dans les dix ans à venir ». Si tant est que le système de santé français soit « capable de tirer les conséquences organisationnelles de ces nouvelles technologies ».

« Acteurs du système de santé »

Forts de leur potentiel, « de nombreux laboratoires pharmaceutiques réfléchissent à la manière d’optimiser les parcours de soins à l’hôpital comme en ville », poursuit le représentant du Leem. Ils aspirent, en conséquence, « à participer aux expérimentations menées dans le cadre de l’article 51 de la LFSS pour 20182 et/ou à être mieux associés aux réflexions nationales ou locales sur l’organisation des soins ».

De manière générale, les industriels du secteur de la santé ne se définissent plus, désormais, comme de « simples fabricants » mais comme de véritables « acteurs du système de santé », poursuit Éric Baseilhac. Ils peuvent, en tant que tels, « être un partenaire pour les établissements de soins afin d’accompagner leur transformation et améliorer leur efficience ». Et ce, en matière de digitalisation optimisée des processus de commandes ou de gestion des stocks au sein des pharmacies hospitalières, par exemple.

Partenariats avec les établissements

Certains nouent directement des partenariats avec des établissements. Dans le domaine de l’imagerie médicale, Siemens Healthineers a ainsi annoncé, le 21 mars, avoir conclu un « contrat de gestion déléguée multi-dimensionnel d’une durée de douze ans » avec l’hôpital Foch, à Suresnes (92). L’entreprise se voit ainsi confier « la gestion et l’optimisation » du plateau technique d’imagerie médicale de l’établissement de soins « avec pour objectif de garantir un service de haute qualité aux patients », « tout en respectant les objectifs d’efficience de l’institution » poursuit le communiqué. Le contrat inclut également la « formation des équipes » aux technologies de pointe fournies, du « conseil organisationnel » ainsi que la « mise en place de partenariats scientifiques ».

Philips a noué un partenariat du même type avec Les Hospices civils de Lyon (HCL) dès 2016. Au bout de trois ans, les deux structures revendiquent « le renouvellement de plus de deux tiers du parc d’imagerie » et la mise en place d’un « centre d’appel centralisé » permettant aux techniciens et manipulateurs en radiologie d’obtenir une réponse rapide et d’accélérer la reprise de l’activité de l’équipement. En outre, dix-sept programmes de recherche ont été initiés dans « divers domaines tels que l’imagerie oncologique, l’imagerie neurologique et l’imagerie cardiovasculaire et métabolique ».

« Il est difficile de faire des généralités et de résumer les stratégies de toutes les entreprises mais nombreuses sont celles qui ont entamé une réflexion pour adapter leurs offres et leurs services au vu des réformes à venir », résume le Syndicat national des industries de technologies médicales (Snitem). Le programme de Ma Santé 2022 est en effet relativement dense : poursuite du virage ambulatoire, gradation des soins entre hôpitaux de proximité et hôpitaux experts, digitalisation… Bref, des sujets sur lesquels les Entreprises de services du numérique (ESN) ont, elles aussi, un savoir-faire à faire valoir auprès des établissements.

Soutien à la digitalisation

« Il existe, très clairement, de nombreux sujets sur lesquels les entreprises du numérique ont des solutions à apporter pour simplifier et améliorer les processus métiers, l’organisation des soins et la communication entre les professionnels : la prise de rendez-vous médicaux, le déploiement du DMP, le développement de circuits d’information sécurisés entre praticiens hospitaliers et libéraux, l’analyse des données de masse… », énumère Isabelle Zablit, Coprésidente du Comité Santé du Syntec Numérique.

« La conservation et la sécurisation des données de santé est également un sujet-clé sur lequel nous pouvons apporter notre expertise, complète-t-elle. Nous pouvons, par exemple, accompagner les établissements dans leur choix d’une gestion interne ou externalisée de leurs données et ce, de manière personnalisée, en fonction de leurs atouts, leurs contraintes, leur vision stratégique, leurs moyens financiers et humains etc. Notre rôle est également d’attirer leur attention sur la règlementation en vigueur. »

Rendez-vous sur le Salon International Santé et Innovation de la Fédération hospitalière de France rassemblant HopitalExpo, GerontHandicapExpo et Salon HIT, qui se tiendra du 21 au 23 mai prochains Porte de Versailles, à Paris, pour obtenir des réponses à vos questions auprès de ces acteurs du système de santé.

 

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1 Étude disponible sur le site www.unicancer.fr (www.unicancer.fr/patients/quelle-prise-charge-cancers-2020).

2 Ce dispositif permet d’expérimenter de nouvelles organisations en santé reposant sur des modes de financement inédits.

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