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Mai

2019

Paris Expo
Porte de Versailles
Hall 7.2/7.3

3 jours dédiés aux acteurs de la Santé

Les robots s’invitent à l’hôpital


Peu à peu, les robots s’immiscent dans les services hospitaliers. S’ils ne sont pas prêts de remplacer les professionnels de santé, ils sont néanmoins utilisés pour faciliter certains gestes chirurgicaux, automatiser certaines tâches, voire améliorer la prise en charge de certains patients très jeunes ou très âgés.

En novembre 2018, l’Assistance publique des Hôpitaux de Paris (AH-HP) annonçait « l’acquisition de neuf nouveaux robots chirurgicaux Da Vinci® de dernière génération ». Au total, « treize disciplines – chirurgie cardiaque, colorectale, digestive, hépatobiliaire, infantile, plastique, surrénalienne, thoracique et viscérale ; gynécologie ; ORL ; stomatologie et urologie – en bénéficieront », se félicitait alors l’AP-HP, pour qui ces équipements de pointe « offrent aux équipes la possibilité de réaliser des interventions complexes de chirurgie ablative (exérèse d’une tumeur par exemple) ou reconstructive ». Avec « un parc de treize robots chirurgicaux », l’AP-HP se targue de représenter « environ 10 % du parc français et environ 30 % de celui francilien ».

L’essor des robots chirurgicaux

Cette plate-forme robotisée proposée par la société californienne Intuitive Surgical, mise sur le marché en 2000, permet de réaliser des interventions lourdes de manière moins invasive1. Début 2018, le fabricant revendiquait plus de 4 400 Da Vinci® installés dans plus de 66 pays et plus de 5 000 000 de patients traités. En France, le CHR d’Orléans en a trois, le CHU de Rennes deux, le CH de Quimper et la clinique du Parc de Castelnau-Le-Lez (Hérault) un… « À aucun moment, le robot n’agit seul. C’est toujours le chirurgien qui le contrôle », précisait Adrien Pamela, chirurgien urologue du Centre hospitalier quimpérois, dans un article publié le 12 octobre dernier sur le site ouest-france.fr. « Grâce au robot, on accède à des endroits où l’on ne pouvait pas aller auparavant. On gagne aussi en précision. Le robot élimine tous nos gestes parasites, comme les tremblements », complétait son collègue chirurgien gynécologue, Vincent Deslandes.

D’autres entreprises se sont lancées dans ce créneau d’avenir, telles que la société montpelliéraine Medtech, dont la « plateforme intégrée multi-applicative » Rosa® assiste les chirurgiens lors de procédures chirurgicales sur le crâne et la colonne vertébrale, ou encore la société britannique CMR Surgical, dont le système Versius© trouve de multiples applications en gynécologie, urologie, chirurgie colorectale et en médecine générale. Quant à Verb Surgical, née de l’association d’Alphabet (la maison-mère de Google) et de Johnson & Johnson, elle devrait lancer sa propre solution en 2020.

Au service du diagnostic et du soin

Les robots n’investissent pas que les blocs chirurgicaux. Des programmes informatiques reposant sur l’Intelligence artificielle (IA) sont capables d’analyser un grand nombre de données (biologiques, génomiques, radiologiques…), par exemple pour repérer une anomalie et proposer un diagnostic. Ainsi, certains repèrent-ils automatiquement les nodules sur des scanners du poumon et évaluent s’ils sont bénins ou malins, facilitant ainsi la détection des cancers du poumon par les radiologues. 

En outre, depuis quelques années, des « robots compagnons » font leur apparition dans certains établissements de soins. La plupart ont une forme humanoïde. C’est le cas de RP-VITA (pour « Remote Presence Virtual + Independent Telemedicine Assistant »), un « robot de téléprésence » américain d’1,68 mètre de haut équipé d’un iPad. Capable de se déplacer seul dans l’hôpital tout en évitant les obstacles sur son chemin, il peut être envoyé dans une chambre à une heure donnée et être utilisé comme une plate-forme mobile de visioconférence permettant aux médecins et infirmiers d’interagir avec un patient par la voix et la vue. Le robot est également muni d’un stéthoscope électronique, d’un otoscope (appareil d’inspection du conduit auditif) et d’équipements à ultrasons permettant au médecin d’effectuer certains examens à distance. Le robot japonais HOSPI, d’1,30 mètre et doté d’un écran HD, il se déplace lui aussi de manière autonome pour transporter jusqu’à vingt kilos de médicaments, documents ou instruments. 

Informer, rassurer, stimuler

D’autres modèles ont vu le jour, ces dernières années, pour renseigner ou apaiser les patients hospitalisés. Ainsi, Pepper indique à ces derniers, à l’aide d’une tablette, comment rejoindre leur chambre ou le service qu’ils recherchent. Conçue par le même fabricant belge, Zora, du haut de ses 57 centimètres, propose des exercices thérapeutiques aux enfants comme aux personnes âgées, par exemple.

Quant à Paro, bébé phoque en peluche animé, il réagit au toucher et à la voix, remue et émet de petits couinements de joie ou de surprise. Ce « robot émotionnel d’assistance thérapeutique » utilise « les bénéfices de la thérapie animalière » pour offrir aux « personnes atteintes de troubles du comportement et de la communication » une « amélioration de leur bien-être et de leur qualité de vie dans un cadre non médicamenteux », pointent ses concepteurs japonais. En France, il est notamment expérimenté au sein de l’unité de séjour longue durée de l’hôpital Broca de l’AP-HP. Pour Manon Demange, neuropsychologue de l’établissement et citée dans un article paru le 4 octobre 2018 sur le site lemonde.fr, « le cadre est encore expérimental mais il y a consensus. Paro fait du bien aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de syndromes apparentés : pour calmer des troubles du comportement, pour débloquer la communication lorsque le patient s’isole, pour soulager pendant un soin douloureux. »

Rendez-vous sur le Salon International Santé et Innovation de la Fédération hospitalière de France rassemblant HopitalExpo, GerontHandicapExpo et Salon HIT, qui se tiendra du 21 au 23 mai prochains Porte de Versailles, à Paris, pour découvrir certains de ces nouveaux acteurs qui s’installent petit à petit dans le quotidien des hôpitaux !

 

 

1 Le robot Da Vinci est composé « d’une console de commande pilotée par le chirurgien, d’un chariot patient équipé de bras robotisés interactifs comprenant des instruments et un système d’imagerie déporté », rappelle l’ANSM

 

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Découvrez la participation du Robot DaVinci au salon en 2018 en vidéo

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