2123

Mai

2019

Paris Expo
Porte de Versailles
Hall 7.2/7.3

Save the date pour la prochaine édition 2019

Maîtrise de l’énergie en établissements : une priorité et des solutions


La question du contrôle de la consommation énergétique est l’un des grands défis de notre époque auquel les établissements sanitaires et médico-sociaux, grands consommateurs d’ énergie, doivent, eux aussi, faire face. Pour cela, de nombreuses solutions sont à leur disposition, tant en ce qui concerne la conception de nouveaux établissements que la rénovation ou l’optimisation du bâti existant.

 

Une nécessité pour les établissements

Au-delà du cadre normatif et réglementaire existant (diagnostic etc.), le contrôle de l’énergie répond, pour les établissements, à une triple nécessité :

  • réduire leur impact environnemental afin d’atteindre les objectifs fixés par l’accord Grenelle 2 sur l’environnement à l’horizon 2020 ;
  • réduire leurs dépenses liées à ce poste dans un contexte économique contraint ;
  • s’inscrire dans les nouvelles exigences du parcours de soins.

 

Consommation électrique et contrôler la température

Pour y répondre, une première étape consiste à identifier les gains énergétiques qu’ils peuvent facilement faire en soignant l’exploitation, la maintenance ou encore, l’achat. Mais de quelles énergies parle-ton ? « Les constructeurs recherchent aujourd’hui tout particulièrement des solutions permettant de réaliser des économies de consommation électrique et contrôler la température, explique Renaud Alardin, architecte et fondateur de l’agence R2A. Dans un établissement hospitalier, par exemple, la température de certaines zones comme le bloc opératoire est essentielle.

L’objectif est donc d’être le plus efficient et le moins énergivore possible tout en respectant les exigences d’hygiène comme les problématiques de contamination. Pour ce faire, nous avons aujourd’hui une multitude de solutions innovantes à notre disposition. »

 

De nombreuses solutions innovantes à disposition

Parmi elles, on peut citer, en matière de rénovation, l’hypervision (qui consiste à agréger, via un point d’accès unique, les données en matière de performance énergétique de tous les composantes d’un bâtiment), le suivi des consommations multi-fluides, l’optimisation du pilotage de la performance énergétique, la surveillance continue de la consommation via des bilans réguliers pour contrôler et rectifier une éventuelle surconsommation, la production d’énergies renouvelables (installations photovoltaïques, par exemple) ou encore, la rénovation des systèmes de chauffage, d’eau chaude, de ventilation et de climatisation etc. Des solutions techniques auxquelles s’ajoutent, bien entendu, les leviers humains (formation des professionnels, sensibilisation des patients etc.).

 

Allier budget serré et solution durables et résistantes

En matière de conception des bâtiments, particulièrement, le choix se porte notamment sur des matériaux à faible impact environnemental : « Le défi à relever aujourd’hui est de rentrer dans une enveloppe budgétaire stricte tout en ayant une certaine résistance technique, synthétise Renaud Alardin. En effet, les matériaux dits écologiques peuvent parfois apparaître comme plus fragiles. Il faut donc parvenir à trouver des solutions durables et résistantes, en particulier pour les sols.

Les établissements portent également une grande attention aux luminaires et à l’éclairage avec le recours aux leds. La gestion du réseau d’eau et de la plomberie est également au cœur des préoccupations afin d’avoir un bon débit tout en consommant moins, en garantissant la sécurité et en prévenant les chocs thermiques. Privilégier des solutions locales pour les matériaux et la production d’énergie est également un bon moyen de maîtriser cette dernière. »

 

Être adaptable aux évolutions de l’organisations des soins

Enfin, dernière contrainte à prendre en compte et non des moindres, le défi du contrôle énergétique s’inscrit également dans une nouvelle logique de parcours de soins : « Un établissement de soins est en perpétuelle évolution, corrobore Renaud Alardin. Avec le développement de l’ambulatoire, les espaces doivent être modulables sans pour autant augmenter la consommation d’énergie. Dans cette optique de modularité, on va donc privilégier des peintures sans COV par exemple, qui limitent la déperdition de produits toxiques. »

Autant de moyens et de solutions pour préparer et accompagner l’hôpital de demain à retrouver lors de la prochaine Paris Healthcare Week, en particulier dans l’espace d’exposition « bâtiment et plateaux techniques ».

 

Les chiffres clés de la consommation d’énergie du secteur

  • 41,5 kWh sont consommés par journée d’activité théorique dans le secteur.

  • 2 % de la consommation énergétique nationale est le fait des quelque 6 000 établissements de santé et des 30 000 établissements médico-sociaux (soit 21,5 TWh) français.

  • 60 % de la consommation totale d’énergie des hôpitaux et cliniques sont dédiés au chauffage et à la climatisation des établissements.

 

Sources : Ademe, Anap – Observatoire du développement durable en santé 2017

 

Orientation non prise en charge

Pour une meilleure expérience,
veuillez tourner votre appareil en mode portrait.