2123

Mai

2019

Paris Expo
Porte de Versailles
Hall 7.2/7.3

Save the date pour la prochaine édition 2019

Virage ambulatoire, virage architectural ?


Le basculement de toute une partie de la chirurgie vers une prise en charge ambulatoire implique de profondes évolutions au sein des établissements hospitaliers, y compris en termes d’architecture et d’aménagement intérieur. Les enjeux et les solutions pour y répondre sont maintenant bien connus.

La traduction du projet médical

Le développement des prises en charge en ambulatoire, rendu possible par les progrès médicaux et poussé par une volonté constante des tutelles depuis plusieurs années, impacte en profondeur l’organisation et la structuration des établissements de santé. Cette évolution a été intégrée dans tous les projets médicaux des nouveaux Groupements hospitaliers de territoires (GHT). Conséquence : le mode de prise en charge ambulatoire se traduit dans les projets architecturaux des hôpitaux, que cela concerne de nouveaux bâtiments ou des restructurations de l’existant.

Comme toute démarche architecturale, les projets réussis sont ceux qui traduisent en terme d’espace les choix stratégiques de l’établissement, aujourd’hui dans le cadre du GHT, et sa réflexion sur les prises en charge et l’articulation de ses différentes activités, en somme, son projet médical. Au minimum, de tels projets impliquent donc étroitement, en amont et lors du développement architectural, la direction et la CME (Commission médicale d’établissement).

De nombreux paramètres à prendre en compte

Les paramètres à prendre en compte dans le projet sont nombreux : niveau voulu d’intégration de l’activité ambulatoire à l’activité chirurgicale générale de l’établissement ; type de parcours patients choisi ; prise en compte de l’innovation et des évolutions technologiques permanentes ; optimisation des conditions de travail des équipes médicales…

 Équipement spécifique ou non. L’aménagement de l’espace traduit des options d’organisation plus ou moins incitatives au développement de l’ambulatoire : certains établissements choisissent ainsi de construire des plateaux de chirurgie dédiés exclusivement aux prises en charge ambulatoires en visant l’efficacité ; d’autres, au contraire, préfèrent ne pas mettre sur pied de salles dédiées afin, notamment, de convaincre les équipes médicales de se consacrer à une activité ambulatoire le matin et à une chirurgie plus lourde l’après-midi, impliquant des séjours avec nuitées, sans changer de lieu.

Quel parcours patient ? L’agencement des espaces destinés aux prises en charge ambulatoires et leur intégration au sein des établissements dépendent, en outre, du circuit type du patient :

  • un flux de type fast-track (moins de deux heures dans la structure) : le patient attend dans une salle avant d’être accueilli dans un vestiaire. Il passe au bloc opératoire sans passer par la Salle de surveillance post-interventionnelle (SSPI).
  • Un flux de type marche en avant (moins de quatre heures dans la structure) : le patient passe par la SSPI.
  • Un flux de type passage amont en box (plus de quatre heures dans la structure) : le patient passe par un box au lieu de passer par le vestiaire en début de parcours.

Techno-compatible. La prise en compte des évolutions technologiques, connus ou non, revêt une importance grandissante. Pour faire face à l’innovation, les nouveaux blocs se doivent d’être spacieux et techno-compatibles. Les blocs opératoires deviennent en effet hybrides et doivent donc pouvoir intégrer les différentes générations d’appareils. Cela s’accompagne de murs pour fixer les écrans permettant d’agréger l’ensemble des données du patient et une bonne intégration des contraintes de connexion (fibre optique etc.).

Trois principaux types d’organisation architecturale

Les différents choix opérés par les établissements débouchent globalement sur trois grands types d’organisation architecturale* :

  1. Les centres satellites situés dans l’enceinte hospitalière mais qui fonctionnent avec un bloc opératoire dédié ;
  2. Les centres intégrés à la structure hospitalière qui partagent un bloc opératoire commun avec le reste de la chirurgie ;
  3. Les centres indépendants de la structure hospitalière principale.

 

Réfléchir aux hôpitaux de demain, décortiquer des projets déjà réalisés, trouver des solutions pour maintenant… : venez rencontrer tous les exposants et experts de l’architecture hospitalière lors de la prochaine Paris Healthcare Week 2018.

* Rapport « Ensemble modernisons l’hôpital – Nouvelles organisations et architectures hospitalières », publié sous l’égide du ministère de la Santé et des Solidarités – 2006.

L’exemple de la Pitié-Salpétrière

La plate-forme de chirurgie ambulatoire de la Pitié-Salpêtrière, conçue par TLR Architecture et qui doit entrer en service en 2018, s’étend, comme le rappelle GA Smart Building, maître d’œuvre du projet, sur près de 2 000 mètres carrés et comprend notamment cinq salles d’opération, une salle de surveillance post interventionnelle de huit lits ainsi que quatorze places en hôpital de jour. Il s’agit ici clairement d’une unité dédiée. Au sein du bâtiment, une attention particulière a été accordée « à la fluidité du parcours de soins en privilégiant un principe de marche en avant dès l’accès à l’unité et ce jusqu’à la sortie ». Par ailleurs, pour favoriser l’accueil et le bien-être des patients, des espaces d’attente préopératoires et de repos ont été prévus.

La conception de la nouvelle plate-forme a également intégré la nécessité d’en prévoir l’évolution et la modularité : « Le bâtiment sera évolutif et flexible dans son aménagement, précise GA Smart Building. Les blocs opératoires et les salles d’attente pourront ainsi être modifiés en fonction des besoins des services hospitaliers. »

 

 

 

Orientation non prise en charge

Pour une meilleure expérience,
veuillez tourner votre appareil en mode portrait.